La canne à sucre, une opportunité pour certains paysans de Muhanga

La fin de la saison culturale B a coïncidé avec la rentrée scolaire 2022-2023. Muhanga a connu une récolte plutôt bonne de canne à sucre ainsi que celle de patate douce. Cette bonne récolte aura aidé certains paysans à confronter aisément la rentrée scolaire de leurs enfants.

En passant sur les routes, il est clair que la canne à sucre  est beaucoup consommée par la population locale. La récolte de la canne à sucre a été très bonne en commune Muhanga. Les vendeurs disent que c’est la source principale des revenus qui leur permet d’envoyer les enfants à l’école car c’est la seule culture à maturité sur laquelle ils peuvent compter. La culture des bas-fonds n’est pas encore prête à être récoltée.

Et En plus …

Certains paysans sont en train de vendre des boutures de manioc afin de permettre à ceux qui ne peuvent les avoir de les acheter parce qu’ils deviennent difficiles à trouver à cette période sur le marché. Un tas s’achète entre 1000 F et 2000 F.

La récolte des patates douces aussi a été bonne pendant la saison culturale B de sorte que les prix baissent considérablement. Un panier de patates douces s’achète entre 2000 F et 3000 F.

Une bonne répartition des revenus sur l’année, un remède

A certaines périodes de l’année comme le mois de septembre où la rentrée scolaire coïncide avec la campagne A, les besoins en argent deviennent importants. De l’autre côté, à certaines périodes de l’année comme à la campagne de vente du café, les rentrées des ménages sont importants. Malheureusement ces périodes ne doivent pas coïncider. Une bonne planification, l’intégration de groupements d’épargne et de crédit, ainsi qu’un choix raisonné de filières spéculatives diversifiées à développer et qui permettent d’accéder à des revenus réguliers sont des solutions pour  mieux profiter de ses efforts.

La canne à sucre est parmi les espèces cultivées les plus anciennes et est adaptée aux bassins versants. Elle est parmi les plantes à zéro déchet. Toutes ses parties sont exploitables. D’autres opportunités à explorer existent dans chaque milieu et il suffirait de réfléchir un peu. Des systèmes d’auto- financement dans les tontines ou dans des AGR bien planifiés permettent de contourner la vente à de vils prix qui favorisent l’exploitation des paysans au profit des usuriers sans aucun état d’âme.