Les familles des agriculteurs de la zone Nkonge, commune Kayanza dans la province Butanyerera ne savent à quel saint se vouer après que la grêle ait ravagé leurs cultures. Ces familles ont besoin d’une aide humanitaire.
Après la forte pluie mêlée de grêle qui a secoué la zone de Nkonge de la commune Kayanza dans la province Butanyerera, le dimanche 05 avril 2026, les familles des agriculteurs de cette localités ne savent sur quel pied danser et sont dans la désolation. Leurs champs sont complètement détruits de telle sorte qu’ils ne peuvent même pas trouver où cueillir les légumes malgré qu’ils eussent cultivé comme les autres.
Le 09 avril 2026, ADIP_Burundi a effectué une visite sur terrain pour rencontrer ces agriculteurs victimes de la grêle afin de s’enquérir de la situation. Béatrice Bucumi est une femme cultivatrice de la colline Kiguzwe, une des 7 collines qui composent la zone Nkonge. Cette femme raconte qu’après cette pluie mêlée de grêle les agriculteurs sont restés dans le désert car il ne reste aucune plante qui a encore des feuilles dans son entourage et par conséquent, pour manger des légumes il leur faut une grande distance. Ils doivent aller les acheter dans la commune Matongo ou encore dans la zone Muruta à 7 kilomètres.
Ils demandent une aide humanitaire...
Cette femme de Kiguzwe demande au Gouvernement ou d’autres âmes charitables d’intervenir en apportant une assistance aux victimes de cette zone car elles aussi font souvent des interventions quand il y a une catastrophe qui surgit dans une province ou dans une commune.
Irénée Nyandwi, un des conseillers collinaires de la zone Nkonge et actuel chef de la colline Mikuba donne des précisions. Après avoir énuméré les cultures les plus touchées comme le haricot, le manioc, les poireaux, les bananes, les tomates, les légumes et d’autres encore, ce chef de colline dit que même si cette grêle a secoué cette zone des collines comme Burimbi, Karambi, Kiguzwe, Mpara et Kibande ont été dépouillées de toute verdure. Aucune plante n’a encore une seule feuille. Cette autorité de la colline Mikuba témoigne qu’il y a trois ans qu’il a vu une grêle comme celle qui s’est abattue sur la colline. Il lance un cri d’alarme auprès du Gouvernement pour que ce dernier vienne au secours des agriculteurs surtout que tout l’argent qu’ils avaient perçu auprès des stations de lavage de café avait été utilisé pour s’approvisionner en semences et fumier, ceux qui viennent d’être emportés par la grêle.
Concernant la zone Nkonge, le chef de zone Nicodème Ntamagara raconte qu’ils ont déjà transmis le rapport aux autorités hiérarchiques pour voir ce qu’elles pourraient faire pour tirer les agriculteurs du désespoir en ce qui concerne leur avenir et celle de leurs familles. Monsieur Nicodème Ntamagara dit que qu’ils attendent la réaction de l’administration communale de Kayanza à qui la question a été transmise.
Un champ ravagé par la grêle
