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Le ministre trace la voie : six priorités clés pour orienter les partenaires du secteur agricole!

Publié : Mardi 25 mars 2025 15:18

Lors de la réunion du Groupe Sectoriel Agriculture et Développement Rural (GSADR) du mardi 25 mars 2025 au FIDA, le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage a mis en avant six priorités essentielles pour guider les interventions dans le secteur agricole :

  1. L’irrigation et la maîtrise de l’eau : Sans un accès sécurisé à l’eau, il est impossible d’améliorer durablement la production agricole.
  2. L’accès aux intrants et leur disponibilité : Un meilleur approvisionnement et une accessibilité accrue aux intrants agricoles sont nécessaires pour améliorer les rendements.
  3. La mécanisation agricole : Le renforcement de la mécanisation est indispensable pour accroître la productivité et réduire la pénibilité du travail agricole.
  4. L’agroforesterie et la gestion des terres : Face à la pression démographique et à l’expansion des surfaces cultivées, des pratiques agricoles intégrant des arbres sont nécessaires pour préserver la fertilité des sols.
  5. La digitalisation des services agricoles : L’utilisation des outils numériques, notamment pour la gestion des subventions, permettrait d’optimiser la planification et d’assurer une meilleure traçabilité des productions.
  6. La gestion post-récolte : Près de 40 % des récoltes sont perdues faute d’infrastructures adaptées, d’où la nécessité d’améliorer le stockage et la transformation des produits agricoles.

 

Des références stratégiques incontournables…

 

En complément des documents stratégiques connus comme les Objectifs de Développement Durable (ODD), la Vision Burundi Émergent 2040 - Développé 2060, etc., d’autres engagements internationaux doivent orienter les interventions agricoles :

  • La Déclaration de Quatar,
  • Le Sommet de Kampala sur les systèmes agroalimentaires durables en Afrique,
  • La Déclaration de Berlin sur l’agriculture et la sécurité alimentaire mondiale,
  • La Déclaration de Nairobi sur l’utilisation des biofertilisants. 

A noter que le GSADR mis en place en 2007 est une plateforme de concertation entre l’État, les partenaires techniques et financiers ainsi que la société civile. Il favorise la coordination des interventions et l’optimisation des ressources pour le développement du secteur agricole.

Ainsi, le GSADR vient d’être structuré en quatre sous-groupes :

  1. Agriculture
  2. Élevage et halieutique
  3. Environnement et gestion durable
  4. Recherche et innovation